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Conclusions de l’évaluation neuropsychologique

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Comme dans toute investigation neuropsychologique (quelque soit la problématique neurologique évaluée), le clinicien identifiera le diagnostic (définitif ou provisoire), et résumera les forces et les faiblesses préalablement décrites. Il pourra cibler les causes présumées des troubles identifiés: mauvais encadrement scolaire (changement trop fréquent d’école, pédagogie inappropriée), insuffisance des services ou des ressources (trop d’enfants dans la classe) , interventions éducatives inadéquates (parentale ou pédagogique) qui ont pu exacerber les problèmes scolaires, affectifs ou de comportement.

Recommandations tirées de l’évaluation neuropsychologique

Le neuropsychologue n’a pas à proposer comme tel une rééducation du langage pour l’enfant dysphasique dont le travail revient essentiellement à l’orthophoniste. Par contre il sera bien placé pour proposer les grandes orientations pédagogiques (classe régulière, classe ressource, classe à effectif réduit, classe de langage, classe de troubles d’apprentissage ou même classe de déficience légère) ou pour recommander une prise en charge par les divers services auxquels l’enfant devrait être référé (accompagnement, suivi en orthophonie, en ergothérapie, en éducation spécialisée ou en orthopédagogie). Le neuropsychologue pourra également suggérer des mesures à mettre en place pour favoriser un meilleur encadrement familial et pédagogique.

À partir du profil dégagé par l’évaluation neuropsychologique, le clinicien proposera ensuite un éventail d’interventions pédagogiques spécifiques s’appuyant sur chacune des observations qu’il aura faites durant l’examen des démarches cognitives de l’enfant. Celles-ci auront été soigneusement mises à jour par un questionnement judicieux auprès de l’enfant au fur et à mesure de sa quête et elles serviront à orienter les intervenants.

Finalement, il faudra aussi préparer les parents au pronostic de cette pathologie pour leur permettre d’adopter des attitudes réalistes dans leur attente face à l’enfant et face au milieu scolaire. S’appuyant sur les données longitudinales, il semble que l’évolution du langage chez le dysphasique n’atteigne jamais le niveau généralement attendu en dépit des efforts fournis et des suivis en orthophonie. Actuellement, l’expérience démontre que les enfants dysphasiques sévères dépassent rarement le début du deuxième cycle du primaire. Cependant, le neuropsychologue pourra orienter les parents vers les associations de dysphasie qui cherchent habituellement à développer les meilleures services pour leur clientèle au sein de leur communauté respective.

Par Francine Lussier, Ph.D.
Neuropsychologue
Directrice des activités cliniques et scientifiques au Centre de formation CENOP Inc.
Professeure associée au Département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

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