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Comportement et socialisation

Retard de développement

Développement social :
s’ouvrir à l’autre

De 0 à 5 ans, le développement des enfants est souvent décrit par l’évolution de ses compétences langagières et motrices. Or, ce ne sont pas les seules sphères qui se développent. Au Québec, comme le présente la Fondation Chagnon (http://www.fondationchagnon.org), l’Instrument de mesure de développement de la petite enfance (IMPDE) considère cinq dimensions du développement de l’enfant, soit la santé physique et le bien-être, la compétence sociale, la maturité affective, le développement cognitif et langagier, les habiletés de communication et les connaissances générales.

Ainsi, les compétences sociales constituent l’une des dimensions importantes du développement de l’enfant. Si cette sphère accuse des retards ou si l’enfant vit des enjeux de taille sur le plan relationnel avec ses pairs et/ou les adultes de confiance qui gravitent autour de lui, il pourrait être vulnérable lors de son entrée en maternelle. Le CENOP a des professionnels qui peuvent, à l’aide d’entrevue(s) avec les parents et de rencontre(s) avec l’enfant, effectuer un dépistage pour apprécier le développement affectif d’un enfant. Le développement affectif se construit par les relations chaleureuses, stables et sécurisantes que l’enfant développe, d’abord avec ses parents puis avec des adultes signifiants. Le développement affectif influencera le développement social. Outre la qualité de l’attachement de l’enfant avec ses parents, les sphères cognitive ou langagière vont aussi influencer le développement social.


Développement social

Le développement social, et les comportements sociaux associés, sont le fait de construire des relations harmonieuses et positives avec ceux qui nous entourent. Il s’agit de transmettre nos émotions et nos besoins de façon respectueuse et acceptable tout en considérant autrui. Les comportements sociaux regroupent la façon dont nous exprimons nos émotions, positives ou négatives, et la façon dont nous réglons nos conflits. Il s’agit du « savoir-vivre avec l’autre » en participant à la vie familiale ou de groupe. Ces habiletés sociales se développent au contact de l’autre et permettent à l’enfant de prendre sa place dans le groupe.

Dans la petite enfance, plus ou moins vers 3 ou 4 ans, l’enfant aime jouer avec les autres, mais reste centré sur ses besoins et le jeu en parallèle est encore présent, quoiqu’il ait tendance à s’assouplir. L’enfant commencera tranquillement à partager, mais cela reste difficile pour plusieurs. Le langage se développe et l’enfant commence à prendre plaisir à échanger et converser en considérant l’autre (il lui pose des questions, il l’écoute, il montre un intérêt pour les propos de son interlocuteur). Il apprend à utiliser des formules langagières de réciprocité de façon spontanée (« Merci ! », « Au revoir ! », « Bonjour ! » « S’il vous plait ! »).

Vers l’âge de 4 à 5 ans, le jeu se complexifie et certaines règles sociales en font maintenant partie, le tour de parole comme le tour de rôle. Le jeu de rôle prend de plus en plus de place : faire semblant d’aller au restaurant, jouer au vétérinaire, inventer une épicerie, jouer à la garderie, etc. L’enfant invente des scénarios et peut se détacher de ce qu’il vit et connait pour créer de nouvelles situations. La coopération se développe et certains liens d’amitié commencent à se tisser, tout en restant plutôt superficiels. Le partage est de plus en plus naturel. L’enfant commence à être en mesure d’exprimer son agressivité verbalement plutôt que physiquement.

Le plan socioémotionnel

Le jeu se révèle ainsi d’une grande importance pour observer la qualité du développement social d’un enfant. L’enfant apprécie le jeu coopératif, mais il reste dans la rivalité. Il a souvent besoin d’un adulte pour arbitrer.

Sur le plan socioémotionnel, l’enfant éprouve du remords pour certaines actions. Il veut s’accomplir. Il a un désir d’exceller et d’être félicité pour ce qu’il fait. Il montre à ses parents, son éducatreur ou les adultes de confiance ses exploits, que ce soient des dessins, la hauteur de son saut, ce qu’il a été capable de faire seul. Il ressent de la fierté.

Si les rencontres de dépistage qu’effectue le professionnel avec la famille les amènent à émettre certaines hypothèses de retard ou de trouble neurodéveloppemental, il y a, au sein de l’équipe de professionnels du CENOP, des neuropsychologues et des orthophonistes qui peuvent faire une évaluation de l’enfant ou accompagner les parents selon leurs besoins.